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Attention ! Ce texte n’est pas réservé aux parents d’enfants catéchisés mais il est destiné à tous les paroissiens, car il constitue une réflexion globale sur la catéchèse actuellement.

a) Une des interrogations les plus graves pour les chrétiens d’aujourd’hui :

La plupart d’entre vous savent l’importance que revêt la catéchèse dans la vie d’une paroisse : elle est tout simplement la préparation de l’avenir d’une communauté. Et comme vous le pressentez tous, la question n’est pas simple : il suffit de faire une pyramide des âges dans nos assemblées du dimanche ... Dans de nombreuses paroisses de France, on a compris le caractère obsolète du vieux système du jeudi (ou du mercredi) consacré à l’instruction religieuse (une invention de Jules Ferry soi-même : les évêques français de l’époque n’ayant pas eux-mêmes trouvé de solution se sont ralliés à la sienne). Les récentes réformes des rythmes scolaires manifestent de façon plus éclatante encore le caractère négligeable de la dimension de la transmission de la foi dans la société française. Qui, dans ce débat récent, aurait osé rappeler cette composante religieuse dans la structuration de la personnalité religieuse des enfants d’aujourd’hui ? Personne ! Dont acte : il n’est plus nécessaire de livrer des batailles perdues d’avance sur ce terrain miné qu’est le désert spirituel français de la culture religieuse contemporaine. Amen ! (mais pas d’alléluia) …

Le problème se situe ailleurs et il faut y faire face : dans le contexte actuel où certains comportements déviants de religions non chrétiennes inspirent une profonde répulsion vis-à-vis de toute recherche religieuse, nous constatons qu’une coloration de la laïcité à la française devient dominante : le principe consiste à dire que les questions religieuses “n’existent plus”, puisqu’elles ne doivent plus apparaître dans le cadre de la vie publique. Autrement dit, les choses “n’existent pas” puisqu’on n’en parle pas ou qu’on ne doit pas en parler ! Conséquence immédiate : il ne reste plus qu’à compter sur la seule initiative des communautés chrétiennes. Il ne s’agit pas ici de repli « communautariste », car, Dieu soit loué, nous ne sommes pas obligés de vivre dans un monde à part pour respecter et honorer notre identité religieuse par des interdits alimentaires ou comportementaux contraignants (merci, saint Paul, de nous avoir libérés de tout cela !). Mais il s’agit de savoir si nos communautés actuelles veulent se donner aujourd’hui les moyens d’exister dans cinquante ou soixante ans. À force d’imaginer de façon naïve et somnambulique que l’Église « a les promesses de la vie éternelle », on risque tout simplement d’oublier qu’elle a d’abord le devoir d’exister dans l’histoire temporelle des sociétés et de s’en donner les moyens. Et c’est donc notre responsabilité majeure actuellement : ou bien, on se défausse en pensant que la transmission de la foi aux jeunes générations se fera par l’opération du Saint-Esprit et qu’il suffit à chacun d’aller à la messe du dimanche quand ça lui chante, pour assurer son salut éternel : dans ce cas, on reste dans l’incantation sur les malheurs du temps présent et dans la désolation impuissante qui va avec ; ou bien, on “prend le taureau par les cornes” et on accepte la règle du jeu de la formation des générations à venir, avec au moins autant de conviction que MM. Peillon et Hamon (et même un peu plus qu’eux pour ce qui est de la durée, si possible …). Si on ne le fait pas, qu’on ne vienne pas se plaindre que l’Islam gagne du terrain en France ! La question est tout simplement de savoir si nous avons envie d’être à la hauteur de la liberté religieuse que nous proclamons (et que beaucoup de courants religieux non chrétiens ne proclament pas ou nient explicitement). Allons-nous longtemps encore nous cacher derrière cette inestimable et précieuse liberté, pour ne pas voir lucidement la situation de détresse et nous retirer sur la pointe des pieds dans le cocooning spirituel aseptisé de nos petits états d’âme avec Jésus ? Il est quand même remarquable qu’en France, un pays qui inscrit le mot « liberté » au fronton de toutes ses mairies, les citoyens (chrétiens ou non) soient si peu conscients que cette même liberté ne se réduit pas à des devoirs envers la République (lesquels d’ailleurs ?) mais qu’elle s’exerce aussi en d’autres domaines sur lesquels la République n’a pas grand’ chose ou n’a rien à dire ni à faire (sauf à préserver l’ordre public) ? C’est à ce niveau qu’il faut poser le problème de la catéchèse aujourd’hui. Tout le reste, c’est du bla-bla-bla

La question est autrement plus simple et radicale : elle découle de quelques mots du symbole de notre foi : « je crois en l’Eglise … apostolique ». Car dire que l’Église est apostolique, ce n’est pas simplement proclamer que notre foi doit être et rester conforme à la foi des apôtres et se fonder sur elle : en général, “ça ne mange pas de pain” et c’est bien la moindre des choses que de ne pas chercher à inventer la foi chaque matin comme le croyaient les ténors cathos de mai 68 qui ont depuis longtemps quitté le navire pour s’embourgeoiser comme des rats dans la mousse. Non, dire que l’Église est apostolique, c’est surtout reconnaître que chaque génération a la même responsabilité et doit avoir le même dynamisme que ceux qui ont animé les apôtres pour la transmission et le partage de leur foi : foi qui, avant d’être transmise par l’évangélisation de rue a beaucoup plus besoin d’être transmise au cœur de la vie familiale et de la vie paroissiale : on ne cultive pas son lopin de terre en allant d’abord planter ses carottes dans le jardin du voisin ! Vouloir à tout moment critiquer l’ecclésiocentrisme peut équivaloir au fait de vouloir abattre les murs de sa maison pour loger plus de monde au risque de recevoir le toit sur la tête ! Les enfants de nos communautés doivent être les premiers bénéficiaires de la foi, parce que nous avons une responsabilité irremplaçable à  leur égard : nous leur avons donné la vie terrestre et comme parents et grands-parents chrétiens nous nous devons de leur donner le goût de la vie du Royaume : c’est un devoir qui prime sur tous les autres.

C’est à cette tâche primordiale que nous devons faire face, sans illusion, sans crainte et sans complaisance. Et nous devons à la génération qui vient de lui transmettre notre héritage par le testament (témoignage) de notre foi, quels que soient nos capacités et nos moyens.

b) Un processus sur orbite mais qu’il faut sans cesse booster :

Dès la rentrée 2006, nous avions jugé indispensable de réformer le processus de catéchèse pour les enfants de 4 à 12 ou 13 ans, dans le cadre de la vie paroissiale. Bien nous en a pris, car cette nouvelle approche fondée sur un retour à la signification profonde du dimanche comme Jour consacré au Seigneur (et donc à l’étude de sa Parole) est maintenant enracinée dans la vie de notre communauté paroissiale.

Nous avons dit plus haut les motifs de cette mutation génétique (difficulté du maintien d’un rythme hebdo-madaire ; mercredi noyé dans des activités extrascolaires multiples ; catéchèse sans participation à la vie de la communauté risquant d’être réduite à un cours de religion, etc.). D’où le souci de réunir ce qui avait été séparé : la vie liturgique et la prière en paroisse (eucharistie du dimanche) avec la convivialité fraternelle des parents et des enfants (élargir la catéchèse à l’ensemble de la famille et ne plus la réserver aux enfants). En concentrant l’essentiel de la catéchèse sur le dimanche, c’est toute la famille (parents, enfants et grands-parents, s’ils le veulent) qui se remet à l’écoute de l’Évangile : la catéchèse redevient l’affaire de tous les croyants dans des rencontres intergénérationnelles.

c) « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » (René Char)

Qui aujourd’hui, devant la pression fiscale de plus en plus dévorante, ne prend le soin de transmettre de la façon la plus efficace ou la plus astucieuse son patrimoine à ses enfants ? Curieusement, en ce domaine tout le monde sait faire ou sait à qui demander conseil.

Encore plus curieusement, l’héritage spirituel le plus précieux n’est l’objet d’aucune sollicitude particulière : c’est la fameuse et capitularde formule : « il choisira quand il sera plus grand », comme si les valeurs de notre patrimoine ou de notre héritage spirituel qui fondent pourtant la base de notre existence, n’avaient plus besoin de faire l’objet d’une authentique démarche “testamentaire” : est-ce parce que nous n’y croyons plus vraiment ? La grâce de la foi serait-elle devenue dans nos communautés l’alibi pour ne plus rien faire ? L’argument selon lequel nous ne savons pas comment faire mérite-t-il d’être pris au sérieux ou n’est-ce pas l’indice que nous sommes devenus des “sourds-muets” de la foi et de la vie ? Que signifie l’excuse selon laquelle après tout, en matière de religion, “ils” s’en débrouilleront quand ils seront en âge de le faire (et qu’ils n’auront aucun repère et aucune connaissance pour s’y affronter) ? Inutile de diagnostiquer la lâcheté démissionnaire du “planqué de la foi” qui se cache trop souvent derrière ce genre d’excuses pour ne pas monter au front …

En fait et malheureusement, le seul point sur lequel notre projet de catéchèse ne marche pas aussi bien qu’on pourrait le souhaiter, c’est la question de savoir si la transmission de la foi est l’affaire de tous ou seulement de ceux qui veulent bien y consacrer du temps. Quelques exemples : pourquoi si peu de paroissiens ont le souci d’animer une ou deux fois par an la liturgie des enfants durant la première partie de l’eucharistie ? On ne peut pas dire que cela prenne beaucoup de temps, puisque de toute façon, on est déjà à l’église pour la célébration. Même chose pour la crèche-garderie pour les tout-petits : on a déjà rappelé que ce service est une vraie participation à l’eucharistie et nous prenons soin de porter le pain et le vin consacrés à ceux et à celles qui gardent les tout-petits : si on répartit la tâche, c’est une manière de s’entraider les uns les autres dans le souci de faire grandir notre foi commune.

Plus important : cette année, lors des dimanches de catéchèse, l’après midi de 14h à 15h, les adultes réfléchiront sur certains passages de la lettre encyclique du Pape François intitulé La joie de l’Évangile. Ne serait-ce pas l’occasion pour que, même si l’on n’a pas d’enfants en âge de catéchèse, on essaye une fois ou l’autre d’y participer pour discuter tous ensemble avec les parents qui sont venus dans le cadre de la catéchèse ? Le sujet et le texte en valent la peine. Évidemment, la rencontre peut coïncider avec un match de foot de ligue B ou Vivement dimanche, sources inépuisables de l’enrichissement culturel franco-français : choix cornélien sur lequel vous ne laisseriez pas vos enfants hésiter longtemps sous prétexte de les responsabiliser (« Tu fais tes devoirs et après, tu regardes la télé …). Peut-être que notre crédibilité d’adultes passe aussi par ces actes de micro-courage ! …

Après cette vigoureuse mise au point, voici quelques données pratiques pour cette année de catéchèse :


Contact :
cf Bulletin1566

Qui est concerné ?
Le dimanche : pour les familles des enfants du primaire (de l’éveil à la foi au CM2) et des jeunes collégiens (6èmes/5èmes) et ouvert à toutes les personnes intéressées (voir réflexions ci-dessus).
Le mercredi : uniquement pour les enfants de l’éveil à la foi au CM2.


Quand ? bien distinguer les deux types de formation


Le dimanche : rendez-vous à 10h30 à l’église. À la fin de la messe, pique-nique au centre Saint-Jean : le repas est mis en commun sur un buffet.
Vers 13h30, jeux suivis d’un temps de catéchèse pour les enfants.

Pour les parents, vers 14h : temps de formation et d’échange sur le thème de l’année : « La joie de l’évangile ».

Fin de la rencontre à 15h.


Dates des dimanches : 14 septembre, 5 octobre, 9 novembre, 7 décembre, 18 janvier 2015, 15 février, 15 mars, 19 avril.

Le mercredi : accueil des enfants au centre Saint-Jean à 13h pour un temps de catéchèse suivi d’une célébration à l’église vers 14h. Fin de la rencontre : 15h à l’église.
Dates des mercredis : 15 octobre, 17 décembre (attention : changement d’heure : 17h30 à l’église), 18 février (mercredi des Cendres), 20 mai.

Autres rdv, en fonction des fêtes liturgiques :
Célébration du Vendredi-Saint à 17h15 à l’église

Rencontre de fin d’année
Vendredi 5 juin de 17h à 19h : spectacle de l’aumônerie des collèges suivi d’un goûter au centre saint Jean.

GROUPES POUR LES JEUNES DE L’AUMONERIE DES COLLEGES :
Deux groupes (6èmes/5èmes et 4èmes/3èmes), pris en charge par Nicolas et Delphine de Guillebon.
Les activités des 6èmes/5èmes ont lieu les mêmes dimanches que la catéchèse primaire, le groupe des 4èmes/3èmes se réunit le vendredi soir, une fois par mois.


Contacts :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Bulletin 1566

LES INSCRIPTIONS DES ENFANTS  ET DES JEUNES
SE FERONT LE 14 SEPTEMBRE
LORS DU PREMIER DIMANCHE DE CATECHESE.

 

Téléchargement du programme et de la fiche d'inscription

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