Les articles de cette rubrique sont extraits des bulletins de la paroisse.

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JE CONFIRME …

 

 

En juin dernier, à l’occasion du quarantième anniversaire de mon ordination presbytérale, je vous avais dit que j’étais « le curé le plus heureux du monde ». J’en étais sûr à l’époque. Je confirme aujourd’hui pour ce début d’année 2016. En effet, vous ne pouvez pas savoir la joie que vous m’avez donnée en venant prier les vêpres du lundi et mardi soir derniers et je tiens à souligner que l’intention de prière n’était pas simplement pour le frère Daniel, mais pour tous les prêtres du diocèse rassemblés à Notre-Dame du Laus autour de Mgr Dufour. Et par ailleurs, le fait que vous étiez nombreux à répondre à une initiative qui ne venait pas de moi, mais de quelques membres de la communauté, cela aussi m’a profondément touché.

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS 2014

Chers frères et soeurs,


Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes (auprès des païens) demeure une grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature même, missionnaire : l’Église est née « en sortie ». La Journée missionnaire mondiale est un moment privilégié durant lequel les fidèles des différents continents s’engagent par la prière et par des gestes concrets de solidarité à soutenir les jeunes Églises des territoires de mission. Il s’agit d’une célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont dociles à son action. De joie, parce que Jésus Christ, le Fils du Père, envoyé pour évangéliser le monde, soutient et accompagne notre oeuvre missionnaire. C’est justement sur la joie de Jésus et des disciples missionnaires que je voudrais offrir une icône biblique, que nous trouvons dans l’Évangile de Luc (chap. 10, 21-23).

FR JP REVELIN MEMORIAM : FRERE REVEL

Beaucoup d’entre vous ont connu et aimé le frère Jean-Philippe Revel qui a été au service de cette paroisse et du séminaire Saint-Luc durant de nombreuses années. tous ceux qui aiment la liturgie célébrée à Saint-Jean-de-Malte lui sont reconnaissants de ce qu’il a fait pour la beauté de la prière.

il a accompli aussi des travaux remarquables sur la théologie des sacrements. Et tous, nous nous souvenons de son bon sourire, plein d’humanité et de chaleur. il est entré dans la paix du Seigneur, le 14 août, à l’âge de 82 ans et nous le recommandons à votre prière fraternelle.

Nous reproduisons ici avec l’aimable autorisation de l’auteur la version intégrale d’un article paru dans « Le Monde », daté 19/20 août 2012, p.14 sous le titre « Mariage gay : le mauvais procès fait à l’Église ». C’est une réflexion critique très intéressante sur la manière dont la parole de l’Église est un peu trop systématiquement accueillie dans les médias et ce, par quelqu’un du cru, puisque Patrick Kéchichian est ancien journaliste du Monde.

Comme vous le savez maintenant, les nouvelles dispositions concernant le mariage civil en France ont été présentées en conseil des ministres et seront discutées par les députés pour aboutir à une loi. Il y a plusieurs manières de réagir d’abord en tant que citoyen à ce « projet » qui met en cause les structures fondamentales de la société. La première manière est de s’informer : outre l’information journalistique habituelle qui n’est pas toujours à l’abri des simplismes, on peut recommander le document publié par la Commission Famille et société de la Conférence épiscopale française, Élargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ce document se trouve sur internet à la référence suivante :

À l’occasion de la fête des Noces de Cana et de la présence des fiancés qui vont se marier bientôt, il nous a paru opportun de publier ce texte de Mgr Perrier qui rappelle de façon simple les données fondamentales de la foi biblique et chrétienne concernant la dualité homme/femme et sa signification dans la perspective du sacrement de mariage :

Le 6 juin 2010, Benoît XVI avait proposé le document de travail qui sert de base au synode se déroulant actuellement à Rome sur le problème des Églises au Moyen-Orient. Voici quelques extraits du discours qu'il avait fait à cette occasion. Ceci pour nous aider à prier pour les travaux du synode et surtout pour nos frères chrétiens qui sont souvent dans des situations extrêmement difficiles.

QUELQUES REFLEXIONS SUR LA QUESTION DE LA PRIERE …
Depuis trente-trois ans déjà dans cette paroisse …
Parmi les traits qui la caractérisent, notre paroisse (qui inclut les fidèles et les frères moines responsables de la vie pastorale), il
en est une assez originale et essentielle qui marque la vie quotidienne de la communauté : c’est la célébration de la liturgie des
heures. Dès l’arrivée des frères en août 1977, il y a toujours eu chaque jour non seulement la célébration solennelle de
l’eucharistie, mais aussi la célébration des laudes le matin, des vêpres le soir et, selon les circonstances, des vigiles comme offices
pour entrer dans la fête liturgique du lendemain. Tenir ce rythme durant 33 ans au centre de la ville d’Aix n’a été possible que
grâce à la ténacité aussi bien des paroissiens — dans ce cas, ça s’appelle vraiment des “fidèles” ! — que des frères. Il y fallait une
perception lucide et spirituellement forte de l’importance de la prière commune comme réalité fondamentale de la vie
chrétienne. Qu’il s’agisse de l’apprentissage des chants, de la régularité de la participation, de la joie de se retrouver ensemble à
chanter et louer Dieu, tout cela relève d’un art de vivre spirituel et du souci de faire de la prière en communauté une
dimension majeure de notre identité chrétienne. Pour ma part, je considère (et j’espère que je ne suis pas le seul à le penser)
que cette colonne vertébrale de la prière célébrée de cette façon a été un élément porteur aussi bien de la fraternité que de la
paroisse, à travers les vicissitudes que nous avons dû parfois traverser …
Je voudrais également souligner l’importance de la création musicale et littéraire d’un répertoire adapté, celui de la Liturgie
chorale du Peuple de Dieu, un ensemble (encore inachevé) de plus de 3000 pages de répertoire dont la musique est du frère
André Gouzes et les textes et traductions ont été écrits par les frères Jean-Philippe et Daniel : ce travail de quarante ans — on
vient d’en fêter l’anniversaire à l’abbaye de Sylvanès durant le week-end de la Pentecôte — n’a pas d’équivalent actuellement
dans le domaine francophone et ce qui saisit d’abord les fidèles de passage dans notre église à l’occasion d’une messe ou d’un
office, c’est précisément cette forme de prière dynamique et heureuse que, selon leur témoignage, on ne trouve pas souvent
ailleurs … De ce point de vue, je crois que le style de nos paroisses d’Aix et d’Istres (avec un peu moins de bouteille, car
seulement quatre ans d’âge !) constitue un cas unique en France (comme style de paroisse, j’entends)…
Par ailleurs, le pari explicitement engagé par la fraternité dès le début de sa fondation à Aix, était de proposer à tous les membres
de la communauté paroissiale de participer, selon les disponibilités de chacun évidemment, à la célébration des offices, pour la
bonne raison que la prière publique et communautaire dans l’Église n’est pas un privilège réservé aux moines mais une
dimension de la vie de tous les chrétiens. Pour dire clairement les choses : beaucoup ont entendu parler de la liturgie de Saint-
Gervais à Paris (qui a fait beaucoup pour qu’on en parle …) ; c’est chez eux la reprise de la même liturgie que la nôtre (moins
ensoleillée dans l’exécution !) ; la seule et unique différence, c’est que la communauté monastique de Saint-Gervais propose
une liturgie chantée par les moines et à laquelle les fidèles peuvent participer (ou assister), mais la célébration de l’office repose
sur la seule communauté des moines ; à Saint-Jean-de-Malte, nous avons fait un choix fondamentalement différent, car c’est la
communauté paroissiale comme telle (frères et paroissiens) qui célèbre l’office. Dans le cas de Saint-Gervais, c’est le modèle
bénédictin classique (autonomie de la communauté des moines par rapport aux autres baptisés), d’où le slogan qui les désigne
comme « moines dans la ville » et de ce point de vue, je dirais : « rien de nouveau sous le soleil », si ce n’est le déménagement
de la campagne à la ville. Dans le cas de Saint-Jean-de-Malte, le pari est nettement plus audacieux et novateur (et peut-être
casse-cou) : les frères, dès leur arrivée ont cru que l’office n’était pas une spécialité ou un privilège de moines “autonomes”,
mais une réalité fondamentale de la vie de l’Église à partager avec tous les baptisés qui aiment prier. On me dit qu’on ne le
répète pas assez, alors je le répète …
Un certain fléchissement ? de curieuses tendances …
Or, la participation aux célébrations liturgiques connaît depuis quelques années un recul assez sensible. Pour ma part, comme
prieur de la Fraternité et curé de cette communauté, j’ai demandé d’abord aux membres du conseil paroissial, puis à nous, les
frères réunis en chapitre, que nous réfléchissions sur cette situation. Nous souhaitons que le plus grand nombre d’entre nous,
en tant que membres de la communauté paroissiale réfléchisse également à ce problème (peu importe que vous soyez fans ou
allergiques à l’égard de la liturgie : « parlez-en, il en restera toujours quelque chose ! »). D’où la présente note qui vous fait part
de quelques fruits de nos discussions.
 On a toujours tendance à idéaliser le passé ; mais de fait, il semble qu’il y ait depuis quelques années un certain
fléchissement dans la fréquentation globale des offices ou des célébrations eucharistiques … L’habitude ou la lassitude ? Notre
communauté serait-elle devenue une paroisse saturée liturgiquement et notre célébration régulière des offices aurait-elle été
simplement un « effet de mode », utile il y trente ans, et maintenant dépassé ? S’il était vrai, un tel diagnostic serait affligeant :
il signifierait qu’une dimension aussi essentielle à la vie de l’Église que la prière publique et communautaire proposée à tous est
devenue un phénomène anecdotique ne correspondant plus à une nécessité profonde dans la vie des chrétiens …
 Une affaire de spécialistes ? Depuis trente ans, on pourrait imaginer que s’est produit un phénomène de « sélection
naturelle » : ceux qui savent chanter et ceux qui ne savent pas. D’où le fait que certains se sentent exclus d’une participation
active à cette liturgie, par manque de compétence musicalei. Mais c’est une mauvaise raison, la participation à l’office n’est pas
d’abord une affaire de compétence, mais de goût et l’essentiel est de favoriser le phénomène de transmission par contagion …
 Plus profondément, on assiste peut-être à un malaise qui se retrouve un peu partout dans les communautés chrétiennes
aujourd’hui : un réel manque d’équilibre entre la prière communautaire d’une part et la prière personnelle privée d’autre part, ainsi
qu’une perte de la complémentarité de ces deux domaines. En effet, beaucoup de chrétiens aujourd’hui, en raison du rythme assez
exigeant de leur vie et de leur emploi du temps, considèrent qu’ils n’ont plus le temps pour prierii.
D’où la tendance à se retrancher dans une pratique de la prière personnelle, privée et intime qui semble alors devenir un lieu de
ressourcement personnel dans le tourbillon de l’activité permanente. Par ailleurs, cette prière dont l’authenticité et la sincérité
ne sont pas à mettre en doute, n’a généralement pas beaucoup de moyens d’expression à sa disposition (on récite deux ou trois
prières, on “pense à Dieu” en regardant la Sainte-Victoire ou les nuages …) et devient de plus en plus pauvre dans son
contenu. On ne fait donc que creuser le fossé entre une prière riche de toute la tradition spirituelle, biblique, patristique, que
l’on croit réservée à quelques spécialistes, et celle qu’on pourrait nommer « la prière du charbonnier », à peu près aussi
simplette que sa foi ! Le résultat des courses, c’est l’aveu de tant de chrétiens qui reconnaissent ne plus savoir prier, un peu
comme ceux qui se plaignent de perdre leur forme physique parce qu’ils n’ont pas le courage d’arrêter de fumer … Il n’y a pas
de secret : ces deux dimensions (prière communautaire et prière privée) sont inséparables et doivent se nourrir l’une de l’autre.
Une prière de tendance piétiste/intimiste qui ne compte que sur ses sentiments et ses élans mystiques improvisés a vite fait de
sombrer dans une sentimentalité informe de type “mollusque” et, inversement, une prière communautaire sans vie intérieure
peut devenir très vite une tartufferie, ce qui n’est pas mieuxiii. J’ai ma petite idée sur ce sujet : chez les chrétiens, la prière est
présentée comme une grâce venant de Dieu, un cadeau (c’est l’enseignement fondamental de la foi chrétienne) : donc elle n’est
considérée comme accessoire et non obligatoire ! Elle est négligée et oubliée par méconnaissance. Tandis que dans d’autres
religions, la prière est présentée comme un commandement obligatoire imposé par Dieu : dans ce cas, la prière est pratiquée par
obéissance. Nous, chrétiens, nous devenons de plus en plus de minables représentants de la gratuité du salut et du caractère
accessoire et facultatif de la gratuité fondamentale de la prière et je comprends (avec honte) que, sur ce chapitre là, des adeptes
de religions non chrétiennes finissent par nous mépriser … Triste constat !
 Il y aurait sans doute bien d’autres observations à poursuivre dans cette analyse : difficultés et coût du stationnement en
ville … commodité des horaires et difficultés de synchronisation avec les moments forts de la vie familiale et les rythmes
scolaires … organisation de plus en plus itinérante du week-end, ce qui fait du dimanche un jour de congé et non plus un jour
où l’on vit de façon gratuite pour rencontrer Dieu (Le Jour du Seigneur est devenu un simple titre d’émission télé, au lieu d’être
un rythme fondamental de notre vie (cf. le débat sur l’ouverture des grandes surfaces le dimanche : heureusement qu’il y avait
la CGT pour appuyer la parole de quelques rares évêques courageux !) … Tous ces problèmes complexes prennent d’autant
plus de poids que l’on est prêt à mettre en balance cette dimension de la vie de prière avec la moindre difficulté. On comprend
que l’Église ait, aux époques précédentes, usé parfois de contraintes et de menaces pour sauvegarder le minimum (obligation de

 …Depuis trente-trois ans déjà dans cette paroisse …

Parmi les traits qui caractérisent notre paroisse (qui inclut les fidèles et les frères moines responsables de la vie pastorale), il en est une assez originale et essentielle qui marque la vie quotidienne de la communauté :

 
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