JE CONFIRME …

 

 

En juin dernier, à l’occasion du quarantième anniversaire de mon ordination presbytérale, je vous avais dit que j’étais « le curé le plus heureux du monde ». J’en étais sûr à l’époque. Je confirme aujourd’hui pour ce début d’année 2016. En effet, vous ne pouvez pas savoir la joie que vous m’avez donnée en venant prier les vêpres du lundi et mardi soir derniers et je tiens à souligner que l’intention de prière n’était pas simplement pour le frère Daniel, mais pour tous les prêtres du diocèse rassemblés à Notre-Dame du Laus autour de Mgr Dufour. Et par ailleurs, le fait que vous étiez nombreux à répondre à une initiative qui ne venait pas de moi, mais de quelques membres de la communauté, cela aussi m’a profondément touché.

 

 

Ce n’est pas que je veuille vous flatter ni vous faire « enfler les chevilles », mais sachez vraiment que pour un pasteur, ce genre de réaction de la part de ceux dont il a la charge est vraiment très significatif de la communion dans la prièreJe n’ai pas besoin de préciser qu’aucune autre communauté paroissiale n’a eu ce réflexe de continuer la prière de l’Église en l’absence de son pasteur. Et permettez-moi de vous dire que, dans ce cas, je suis très fier de n’y avoir été pour rien. C’est la preuve (importante à mes yeux) que notre communauté considère la prière dans laquelle elle se rassemble à un endroit bien précis et selon une coutume bien « rôdée » est le signe par excellence de la communion qui nous rassemble au nom du Christ. Inutile de commenter davantage. Merci à tous (sans oublier ceux et celles qui, pour diverses raisons, n’ont pas pu être à Saint-Jean ces soirs-là). Un merci spécial aussi aux jeunes de la propédeutique qui, tout en se destinant à servir d’autres diocèses, ont voulu se joindre à notre communauté de Saint-Jean pour prier à l’intention des prêtres du diocèse. Dans un contexte global de morosité spirituelle qui pèse sur l’Église en France particulièrement, ce type de démarche est une manifestation du sens profond de la prière liturgique : elle n’est pas un privilège ou une exclusivité clérical(e), mais le fruit de près de quarante années d’amitié pastorale entre les fidèles et les frères moines à qui Mgr de Provenchères et ses successeurs ont confié cette paroisse.

 

 

Il m’est difficile de vous donner beaucoup plus qu’une première impression rapide au sujet de cette rencontre des prêtres du diocèse au Laus autour de notre archevêque : nous étions un peu plus de la moitié des membres du presbyterium. Comme pour la plupart de ces manifestations, le plus intéressant n’est pas nécessairement ce qui avait été programmé, mais c’est plutôt ce qui n’avait pas été prévu et qui surgit comme à l’improviste au fil des journées : la joie et l’humour des retrouvailles, la simplicité de la prière et des échanges, l’imprévisible de la grâce qui permettent de mieux percevoir à la fois les situations individuelles et les problèmes d’ensemble qui touchent notre diocèse (à noter qu’à la différence du synode des prêtres de 2009 ces problèmes n’étaient pas au programme de cette rencontre).

 

 

Comme je l’avais fait l’an dernier, je m’absente durant la semaine qui vient : je n’ai pas le choix, étant donné que le carême commencera le 10 février prochain. C’est donc la seule semaine de détente et de repos que je puis prendre entre les trois semaines en août dernier et les vacances d’août prochain. En effet, si je veux « tenir », je pense qu’il est sage de faire un break avant d’entrer en Carême et assumer la deuxième partie de l’année scolaire. D’autant que nous n’avons toujours pas beaucoup d’espoir d’avoir un second prêtre au service de la paroisse et que ma charge de cours au séminaire et à Fribourg est assez lourde cette année. Les deux conseils (pastoral et financier) avaient écrit en février 2015 à Mgr l’archevêque pour lui faire part de leur étonnement face à cette situation d’un pont de vue pastoral. Par une réponse assez laconique mi-juin de la même année, ce dernier nous faisait savoir qu’il n’avait pas de solution au problème. Dont acte. Raison de plus pour éviter un burn out ou un infarctus …

 

  

En fonction de la très belle expérience de célébration de lundi et mardi derniers, j’aurais pu vous suggérer de renouveler l’expérience sur la semaine qui vient. Mais je pense qu’il faut être prudent et « ne pas tuer la poule aux oeufs d’or » … Donc, on arrête les offices liturgiques durant cette semaine depuis lundi matin (inclus) jusqu’à samedi matin (inclus) : je présiderai la messe du samedi 6 février à midi. Je remercie tous ceux et celles qui assureront les permanences d’accueil aussi bien au presbytère qu’à l’église.

 

Frère Daniel Bourgeois

 
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