AU FIL DES HOMELIES

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UN DIEU DONNÉ ...

Gn 37, 3-28 ; Mt 21, 33-46

Vendredi de la deuxième semaine de Carême – B

(24 mars 000)

Homélie du Frère Bernard MAITTE

 

L

es prêtres et les pharisiens eurent peur, du coup, ils ne condamnent pas et n'arrêtent pas Jésus. Le principe religieux qui est le leur est un principe qui est basé sur la jalousie et la posses­sion. Vous pourrez voir dans cette parabole des vigne­rons homicides une exacte réplique de ce qui s'est passé au Jardin d'Eden. La vigne est symbolique de cette communion avec Dieu dans cette sorte de Para­dis que Dieu avait établi, ce paradis et cette richesse que Dieu veut construire avec l'homme dans une communion, et ce signe et cette communion sont donnés par l'attention, par cette proximité avec la­quelle Dieu s'intéresse à la vigne, à son peuple, à son Eglise à notre communauté. Il est bien de vigneron qui prend soin, et en même temps, il est la vigne, "Je suis le Cep et vous êtes les sarments", il est celui qui est tellement proche qu'on lui est lié de manière vi­tale. Cela dit, même dans ce lien, Dieu ne domine pas, Dieu n'est pas supérieur. Il se fait lui-même le fruit de la vigne, il se fait lui-même le grain foulé et le fouleur qui écrase le fruit pour qu'il donne du jus, et puis le vin. Il accepte d'être le fruit de la croix, qui va jusqu'à verser son sang, pour qu'aujourd'hui encore le fruit de la vigne et du travail des hommes devienne sacrement de son Alliance.

"Prenez et buvez, ceci est mon sang, versé pour vous et pour la multitude en rémission des pé­chés". Autant de signes de la communion, de la proximité de Dieu. Dieu ne pouvait pas aller plus loin, être à la fois la vigne, le vigneron et le fruit.

L'homme a toujours peur que Dieu lui cache quelque chose, ou que Dieu lui enlève quelque chose ou que Dieu garde quelque chose pour lui. C'était la peur d'Adam et Eve au Paradis dans une véritable communion, et ils ont préféré prendre le fruit dont ils se croyaient exclus. Les vignerons aussi ont préféré gardé le fruit de la vigne. Les prêtres et les pharisiens ont peur de ce que Dieu pourrait leur enlever.

Alors, de quel côté serons-nous ? Serons-nous aussi ceux qui ont peur nous retire ou nous enlève quelque chose de ce que nous avons et de ce que nous sommes ? Ou accepterons-nous que la communion de Dieu soit ce don si inimaginable qu'il nous dépasse, et d'avoir l'humilité de l'accepter pour le recevoir.

 

 

AMEN

 

 
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