… Cette vaste fenêtre haute de onze mètres et large de cinq et demi occupe la presque totalité du mur du chevet. Murée à la fin du XVIIème siècle, pour installer un retable, celle-ci fut réouverte au milieu du XIXème siècle et ornée d'un vitrail posé le 15 janvier 1859. Son exécution qui occupa une pléiade d'érudits Aixois (G. de Saporta, Alexis Reynaud de Fontvert, E. de Lagoy, fut confiée à un artiste renommé, le peintre verrier lorrain Charles-Laurent Maréchal (1801 - 1887), un élève de J.-B. Regnault qui se considérait à son époque comme le rival, sinon l'égal, de David. Maréchal travailla pour de nombreux édifices civils et religieux : la Cathédrale de Metz, sa ville natale, celles de Verdun, de Troyes, de Limoges, la sacristie de Notre-Dame de Paris et de nombreuses églises de la capitale.
 
De gauche à droite : Abraham, Moïse, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel 
 
 Rien n'a été laissé au hasard, ni le choix des couleurs : bleu azur pour le fond qui symbolise le ciel, rouge qui symbolise la charité pour les médaillons, ni la composition à la fois " historique et mystique " centrée sur le Baptême du Christ par Jean et incluant " les figures historiques des bienfaiteurs aux images des saints, aux emblèmes de la divinité ", comme le veut l'usage au XIIIème siècle. Mystique est la partie inférieure (patriarches et prophètes) et centrale (Visitation, Baptême du Christ et Jean désignant l'Agneau de Dieu), historique tout le haut, avec les chevaliers et les comtes (à gauche : Raimond-Béranger tenant l'église Saint-Jean dans sa main, à droite : sa fille Béatrix de Provence, reine de Naples), le tout dominé par Dieu le Père.
 
Vitrail du choeur 

 

 

 

 

 
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