AU FIL DES HOMELIES

Photos

Hagiographie

 

Comme Grégoire de Naziance son ami, Grégoire de Nysse fait partie de ce groupe qu'on appelle les Cappadociens. Par ce nom, on désigne trois grands théologiens de l'Église d'Orient et plus précisément de la Cappadoce du IVème siècle : saint Grégoire de Naziance, saint Basile et saint Grégoire de Nysse. Le premier est l'ami de l'un et de l'autre, les deux autres sont frères issus d'une grande famille chrétienne de l'époque : leur grand-mère paternelle, Macrine, l'Ancienne est vénérée comme sainte, ainsi que leur frère, Pierre de Sébaste et leur sœur Macrine. 

Leur mère fille de martyr, choisit la vie monastique à la fin de sa vie. Leur point commun est leur amour de l'Église et de la vie monastique, pour laquelle Grégoire de Nysse opta à la mort de sa femme. Leur idéal n'est pas celui de l'évêque au sens d'Athanase ni du moine, comme les Pères du désert, mais celui du moine évêque dont Moïse est le modèle. 

Ce n'est donc pas un hasard si Grégoire de Nysse rédigea la Vie de Moïse. Il évoque, par là, de manière symbolique, les trois temps de la vie des Cappadociens : l'acquisition de la culture profane (la sagesse des Égyptiens), puis l'expérience monastique qui correspond à la vie de Moïse dans le désert avec la vision du Buisson Ardent et enfin : la charge épiscopale par laquelle, comme Moïse, ils deviennent pasteur de leur peuple. 

Personnalité la plus riche du groupe, Grégoire de Nysse fut d'abord rhéteur, puis philosophe et peut-être médecin, comme le manifeste le Traité de la création de l'homme où il propose une synthèse des connaissances biologiques et médicales de l'époque. Il connut une conversion brutale avant de devenir homme d'Église puis évêque en 371. Soucieux d'assurer la relève de Basile, à la mort de ce dernier, il compléta son Commentaire de l'Hexaméron et fit reconnaître l'apport décisif de son Traité du Saint Esprit, qui sera la référence même du Concile de Constantinople en 381. Finalement, il se consacra à la vie contemplative, comme le montrent ses derniers ouvrages qui laissent de côté l'activité ecclésiastique (qui ne lui plaisait guère) et la polémique, pour traiter, avant tout, du mystère de la quête de Dieu, dont son Commentaire du Cantique des Cantiques se fait, par exemple, l'écho. 

 

Iconographie

Les icônes le représentent en habits sacerdotaux, tenant un parchemin, et avec un visage de vieillard.

 

 
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