AU FIL DES HOMELIES

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SAINT MAXIMIN FONDATEUR DE NOTRE ÉGLISE

Hb 13, 7-8+20-21 ; Jn 10, 11-16
St Maximin - (8 juin 2002)
Homélie du Frère Jean-François NOEL

 

C

harles Péguy adorait voir le clocher de Char­tres pointer son défi vers le ciel, sur cette grande plaine, et à sa suite, j'ai la joie, en bon français que nous sommes, non seulement pétris de baguettes de pain, mais amoureux des clochers, de savoir que notre France est parsemée de ces clochers qui sont au centre de nos bourgs, de nos villages, et en quelque sorte, que ce soit cette implantation de Dieu, visible, manifesté, qui de plus, ont une longue his­toire, comme la nôtre. J'aime la manière dont Dieu s'est fait village, s'est fait ville, s'est fait bourg ! Et quand nous fêtons comme aujourd'hui, saint Maximin et les évêques d'Aix, nous fêtons la ville d'Aix, en ce sens que nous y fêtons l'arrivée, l'implantation, la demeure, la façon dont Dieu a pris demeure dans une ville et qu'il a pris demeure en notre ville. Il y a ainsi une manière très concrète, la manière que Dieu a prise de venir parmi nous, et au détour de nos voyages, de nos promenades, nous pouvons nous retrouver les uns les autres dans ces églises, et pas seulement d'ailleurs en France, mais dans tous les pays où les clochers de nature très différentes pointent leur nez vers le ciel qui s'est déchiré pour laisser venir le Sauveur.

Nous n'irons pas vers Dieu tout seul, nous n'irons pas en groupe, nous irons en communauté. Nous irons comme une petite ville dont la figure fi­nale est Jérusalem, qui brille comme de l'intérieur, comme une église brille de l'intérieur. Chaque ville a une histoire qui la mène vers Jérusalem. Chaque ville est une première ébauche imparfaite, en cours d'édifi­cation, mais son regard est braqué vers la ville de Jérusalem, la finale, la céleste, la totale, celle qui ras­semble tous les peuples, vers laquelle affluent toutes les nations, tous les humbles des villages, tous les clochers du monde.

En fêtant une ville, nous fêtons la manière dont Dieu a pris racine, mais ces racines ne nous ar­rêtent pas au pays d'Aix, mais mettent le pays d'Aix en marche vers le Royaume. Nous sommes de ces ouvriers et ouvrières qui manœuvrons à l'intérieur cette grande machine, cette ville d'Aix habitée par Dieu et qui va vers Jérusalem. Ainsi, en chaque pa­roisse, et chaque paroisse en chaque ville, donne le mouvement vers lequel nous allons, qui est le grand rassemblement de tous les enfants auprès de Dieu, tous les enfants vers cette ville où Dieu sera notre flambeau définitif, celui qui illuminera à jamais nos cœurs de fils.

Que cette fête d'aujourd'hui nous aide à devi­ner le mouvement que Dieu a mis en marche, ce mouvement inauguré par la première communauté que nous formons ici, inauguré par toutes les commu­nautés de la ville, de chaque ville, appelées par Dieu à devenir son peuple, le peuple de Dieu.

 

 

AMEN

 
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