AU FIL DES HOMELIES

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LE FONDATEUR DE L'ÉGLISE D'ARLES

2 Tm 1, 13-14+ 2 Tm 2, 1-3+ 2 Tm 4, 19-22 ; Lc 10, 1-9
St Trophime - (28 novembre 2008)
Homélie du Frère Jean-Philippe REVEL


F

rères et sœurs, nous faisons donc mémoire de saint Trophime et des autres évêques d'Arles car Arles a été une pépinière de saints évêques. Il y a saint Trophime que l'on considère comme le fondateur de l'Église d'Arles, il y a eu le bienheureux Jean-Marie du Lau qui fut martyr, il y a eu des missionnaires comme saint Laurent Imbert, il y a eu des théologiens, comme saint Césaire. Bref, le nombre des évêques d'Arles qui sont canonisés, est considérable et si nous ne savons pas grand-chose sur saint Trophime (qui est peut-être le Trophime dont parle la deuxième épître de saint Paul à Timothée), si nous fêtons saint Trophime c'est parce que c'est le premier jaillissement de cette Église d'Arles qui pendant des siècles aura été si riche en sainteté, si riche en vie ecclésiale. C'est un peu paradoxal, puisque aujourd'hui, Arles s'endort un peu et que Aix est plus vivante, alors que dans l'histoire, Aix a donné assez peu d'évêques. Il y a bien un saint évêque, Monseigneur de Mazenod, mais il était évêque de Marseille.

       Nous fêtons ceux qui sont la racine de notre foi, car la foi se transmet, c'est ce qu'on appelle la tradition. Quelquefois par le mot tradition, on veut parler d'un attachement à des coutumes, mais le vrai sens du mot tradition, c'est "transmission". C'est le fait que la foi n'est pas simplement le résultat d'une quête personnelle. La foi est un bien commun que la communauté orchestre et que chacun découvre dans ses relations avec l'autre. C'est dans une communication, une conversation de foi, que nous grandissons dans l'Église et que nous devenons capables à notre tour, d'ensemencer le cœur de nos frères. Il faut donc que nous sachions boire à ces sources, que nous connaissions ces saints qui nous ont précédés et qui nous portent dans leurs bras, dans leur cœur, et nous conduisent jusqu'au Christ, pour que nous soyons à notre tour des évangélistes de nos frères. C'est un problème important aujourd'hui pour l'Église catholique en général, et notre Église de France en particulier, que d'obtenir de tous les chrétiens, de tous les fidèles, qu'ils soient apôtres, missionnaires, qu'ils sachent proclamer leur foi.

       Certes, les chrétiens croient, mais ils ne savent pas beaucoup dire leur foi aux autres et ce témoignage est pourtant essentiel et indispensable. On ne peut pas laisser la proclamation de la foi comme un privilège réservé aux seuls prêtres, ils ne sont pas assez nombreux pour cela. Et puis, la foi doit se proclamer aussi dans le quotidien de la vie, dans les situations les plus ordinaires et les plus courantes. Ce n'est pas simplement à l'église, dans l'homélie, que la foi doit être proclamée, mais en toutes circonstances, non pas qu'il faille ennuyer les autres par un discours continuellement renouvelé de la foi comme si nous voulions les endoctriner, il faut qu'en toutes circonstances, on sente que nous appartenons au Christ, seon sente que nous sommes les frères des autres chrétiens, que nous sommes les fils de Dieu et animés par l'Esprit Saint. C'est quelque chose qui se sent, qui se touche et qui se voit.

       Ayons à cœur d'être remplis de cette foi pour qu'elle déborde, qu'elle rayonne mais sans que nous y pensions, elle doit rayonner dans toutes nos façons de réagir, de vivre et en particulier et en d'être attentifs les uns aux autres.

 

       AMEN

 

 
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