AU FIL DES HOMELIES

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LE TROPHÉE DU CHRIST

Nb 21, 4b-9; Ph 2, 6-11; Jn 3, 13-17
Exaltation de la Sainte-Croix - (14 septembre 2011)
Homélie du Frère Christophe LEBLANC


Carennac : Christ en gloire
Frères et sœurs, la fête de la Croix célébrée au lendemain de la dédicace de l'église de la Résurrection du Christ est donc un trophée.

Effectivement, il s'agit bien d'un trophée, mais auparavant, il y a eu un premier trophée c'était le trophée du fruit pris sur l'arbre de la vérité et de la connaissance du bien et du mal. Il y a eu un autre trophée, c'était ce serpent d'airain qui était érigé devant Israël. Et puis, ce troisième trophée qui était ce bois sur lequel le Christ a été suspendu.

Le premier trophée, l'homme se l'est approprié. C'est la signification même du geste du péché originel qui hante encore tant de nos contemporains, l'ennemi, c'est Dieu, l'ennemi c'est celui qui m'empêche de réussir, c'est celui qui m'empêche d'être heureux, c'est Dieu. Le seul moyen de vivre comme homme, c'est de lui subtiliser ce trophée, ce fruit qui symbolise la connaissance du bien et du mal et la vie éternelle.

Et comme si le trophée se dégradait il n'y a maintenant sur le bois qui porte le serpent d'airain plus rien à voler, si ce n'est la manifestation même de notre péché, de nos limites, et de notre finitude. Et paradoxalement, l'homme découvre qu'il peut guérir, non pas en subtilisant et en volant ce que d'ailleurs Dieu est prêt à donner dans le bonheur, mais l'homme peut être guéri simplement en regardant et en contemplant.

Sur cet arbre de la croix, ce dernier trophée, il n'y a plus rien à voler. Qui voudrait voler la mort ? La mort on la fuit, elle nous fait peur, la mort, on n'en veut pas. C'est cette dernière chose que l'homme ne voulait pas subtiliser que le Christ a pris sur ses épaules. Maintenant, c'est un retournement total de situation, ce trophée, ce n'est plus ce que nous avons volé à Dieu, mais c'est nous le trophée de Dieu. Nous sommes le trophée de Dieu parce que Dieu nous a volés et nous a pris au plus grand ennemi de l'homme qui est le serpent, le Mal.

Frères et sœurs, quand nous célébrons des obsèques, nous célébrons aussi la croix glorieuse. Quand nous regardons ces fleurs déposées sur cette croix de métal qui repose sur le cercueil, que contemplons-nous ? nous contemplons à la fois ce mélange de gloire et de souffrance et nous contemplons le fait que par la mort et la résurrection du Christ de ce bois sec, de ce bois mortel, peuvent jaillir des fleurs de charité et d'espérance en cette vie éternelle. Quand nous célébrons cette fête de l'exaltation de la Croix ce n'est pas simplement l'exaltation du Christ ressuscité, mais c'est le fait que nous sommes devenus maintenant le trophée du Christ.

 

AMEN

 

 

 

 

 
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