AU FIL DES HOMELIES

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LES DISCIPLES NE RECONNURENT PAS SON VISAGE

Ac 5, 27-32+40-41 ; Ap 5, 11-14 ; Jn 21, 1-19
Troisième dimanche de Pâques - année C (30 avril 1995)
Homélie du Frère Jean-Philippe REVEL

 

"Au lever du jour, Jésus parut sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était Lui ". Je voudrais méditer quelques instants avec vous sur cet étrange phénomène : les disciples ne reconnaissent pas Jésus quand Il apparaît sur le rivage, après sa Résurrection, au petit matin. Alors évidemment nous pourrions chercher des explications au raz du texte, des explications au premier degré, un peu primaires et simplistes, et nous dirions par exemple qu'il ne faisait pas encore bien jour, que les disciples y voyaient mal, que d'ailleurs ils étaient fatigués par toute une nuit de pêche infructueuse, que d'ailleurs ils ne s'attendaient pas à voir Jésus puisqu'Il était mort. Vous vous en rendez bien compte: tout ceci n'a pas beaucoup de profondeur et l'on se demande bien pourquoi l'évangéliste se serait donné la peine de relever ce détail s'il s'agissait purement et simplement d'une question d'horaire ou d'yeux encore mal réveillés.

C'est de la même manière que, lorsqu'au mo­ment de l'arrestation de Jésus (Jean 18,4-8), celui-ci interroge les gardes : "Qui cherchez-vous ? ", à quoi ils répondent : "Nous cherchons Jésus de Nazareth ", et Jésus de leur dire : "C'est Moi" ce qui en grec se dit littéralement : "Je suis" ce qui est le Nom même de Dieu, alors les gardes reculent effrayés et certains commentateurs se contentent de dire : ils ont dû être impressionnés par la prestance de Jésus et ils se sont en quelque sorte embranchés les uns dans les autres et sont tombés à terre. Alors qu'il est évident que pour l'évangéliste c'est la proclamation : "Je suis", la pro­clamation même du Nom de "Yaveh " que Dieu avait dévoilé à Moïse sur le mont Horeb, donc l'affirmation de la divinité de Jésus qui provoque ce recul des gar­des venus pour l'arrêter. De la même manière, ici, quand l'évangéliste nous dit que les disciples ne re­connaissent pas Jésus, il y a incontestablement un mystère et un mystère qui ne tient pas simplement à ce que le jour n'est pas encore bien levé et les yeux des disciples ne sont pas encore bien réveillés.

D'ailleurs cette non-reconnaissance de Jésus ressuscité ne se produit pas seulement au bord du lac. Et si vous vous souvenez un petit peu des récits d'ap­paritions de Jésus ressuscité, vous vous rappellerez sans doute que Marie-Madeleine aussi n'a pas reconnu Jésus quand elle était auprès du tombeau en train de sangloter (Jean 20,11-15) parce que le corps du Christ n'était plus là et parce qu'elle croyait qu'on l'avait dérobé : "On a enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où on L'a mis". C'est alors qu'elle se retourne et voit Jésus, mais elle ne le reconnaît pas, elle le prend pour le jardinier. Là encore, serait-ce parce que les larmes brouillaient ses yeux ? serait-ce parce qu'il était tôt le matin et qu'il faisait encore sombre, comme nous le dit l'évangéliste ? ou bien y a-t-il un phénomène plus profond ? Si Marie-Madeleine qui aimait tellement le Seigneur ne le reconnaît pas quand elle est mise en face de Lui, cela doit bien signifier quelque chose d'important.

Et puis un autre événement semblable nous est raconté par Saint Luc quand les disciples qui re­tournent tout dépités et tout tristes vers Emmaüs (Luc 24,13-24) rencontrent Jésus sur la route, Jésus en per­sonne qui va se mettre à les accompagner et parler avec eux. Or, un peu maladroitement, l'évangéliste nous dit : "Leurs yeux étaient empêchés de Le recon­naître". Et voilà qu'ils vont marcher toute la journée à côté de Jésus et parler avec Lui et parler de sa mort et de l'espérance qu'ils avaient mise en Lui, qu'Il allait restaurer la royauté en Israël. Et Jésus va leur expli­quer en long et en large tout ce que la loi, les prophè­tes et les psaumes avaient dit de Lui, comment il fal­lait qu'Il meure pour pouvoir ressusciter. Et ils ne comprennent pas et ils ne voient pas que c'est Lui-même qui leur raconte sa propre histoire, cette his­toire précisément sur laquelle ils se lamentent parce qu'ils ne l'ont pas comprise : "Esprits sans intelli­gence, lents à comprendre"... (Luc 24,25). Et il faudra que Jésus s'arrête avec eux à l'auberge à Emmaüs pour qu'ils le reconnaissent.

Il y a donc là, me semble-t-il, un fait absolu­ment patent. Et la répétition même de ces différentes apparitions nous montre que les évangélistes y tien­nent, qu'il s'agit de quelque chose d'essentiel. Jésus ressuscité n'est pas reconnu par les disciples. Et s'Il n'est pas reconnu par les disciples, ce n'est pas seule­ment parce qu'ils ne s'attendaient pas à le voir, parce qu'ils sont surpris et pris de court, mais c'est à l'évi­dence parce que Jésus ressuscité n'est pas exactement semblable à ce qu'Il était avant sa Résurrection. Il y a donc eu en Jésus une transformation, une transfigura­tion assez profonde pour que les disciples mis en face de Lui, au premier abord, ne le reconnaissent pas. La Résurrection est donc un bouleversement profond de l'existence, du mode d'existence même de Jésus. Cer­tes Jésus est toujours Homme et dans d'autres appari­tions Il prendra soin de manifester qu'Il est vraiment homme en chair et en os, en âme et en corps, qu'Il n'est pas simplement un fantôme, un esprit, Il le dit en toutes lettres, aux apôtres dans l'Évangile de saint Luc (Luc 24,38-43) : "Voyez, touchez mes mains et mes pieds. Voyez que Je ne suis pas un fantôme qui n'a ni chair ni os comme vous voyez que J'en ai. Avez-vous quelque chose à manger ?" Et sous leurs yeux il mangea du pain et du poisson grillé. Ce n'est donc pas parce que Jésus serait simplement une sorte d'ecto­plasme, que les disciples ne le reconnaissent pas, il s'agit bien d'un Jésus en chair et en os. Et pourtant ...

Et pourtant, il y a en Lui quelque chose d'in­définissable, quelque chose de mystérieux qui fait qu'Il échappe à l'expérience immédiate qui serait celle de la vie ordinaire. Jésus ne fait plus partie des coor­données de cette vie d'ici-bas, Il n'est plus dans ce monde. Et confrontés à Lui, les disciples sont en quelque sorte effrayés, troublés, surpris, indécis. Il y a quelque chose sur lequel ils ne peuvent plus mettre la main, ils ne peuvent pas étreindre le Christ tel qu'ils avaient l'habitude de le faire parce que d'une certaine façon maintenant Il est ailleurs, Il est autrement, Il est devenu différent, Il les introduit dans quelque chose de nouveau, dans quelque chose de radicalement autre qui est précisément le monde de la Résurrection. Et je pense que cette notation répétée par les évangélistes nous invite à comprendre que l'univers de la Résur­rection, l'univers du monde nouveau, l'univers dont le Christ ressuscité est le point de départ et la cellule initiale et l'axe central, cet univers est radicalement neuf et il nous transporte au-delà de notre expérience habituelle et quotidienne. C'est le premier symptôme clairement affirmé par notre texte et contre cette dé­formation nous ne pouvons pas résister : Jésus n'est pas reconnu parce que Jésus est Autre.

Et cependant immédiatement un deuxième événement nous est donné et ceci encore dans toutes les apparitions. Ce Jésus que les disciples ne recon­naissent pas au bord du lac, ce Jésus que les disciples d'Emmaüs ne reconnaissent pas tout au long de la journée qu'ils passent à parler avec Lui sur la route, ce Jésus que Marie-Madeleine prend pour le jardinier, voici qu'Il se fait ensuite reconnaître. Il n'est pas d'abord reconnu, mais Il se fait reconnaître. Et, nous venons de l'entendre dans le récit de cette apparition au bord du lac, Jésus va dire aux disciples : "Avez-vous pris du poisson ?" - "Non " - "Eh bien ! jetez le filet à côté de la barque et vous en trouverez". Et voici qu'ils jettent le filet et qu'il est rempli de pois­sons en nombre considérable et qu'ils ont de la peine à remorquer le filet jusqu'au rivage. Voici, après toute une nuit de pêche infructueuse, c'est cette pêche inat­tendue, inespérée, extraordinaire, miraculeuse (Jean 21,5-6). Et cette pêche miraculeuse renouvelle ce que Jésus avait déjà fait avec les mêmes disciples lors de leur toute première rencontre, si vous vous rappelez les débuts de l'évangile, quand Pierre et André dans une barque, Jean et Jacques dans une autre barque étaient en train de pêcher sur le même lac de Tibé­riade (Luc 5,1-11). De la même façon, ils avaient passé toute la nuit sans rien prendre et Jésus qu'ils ne connaissaient absolument pas à cette époque-là, appa­raît sur le rivage et leur dit : " Jetez les filets et, vous trouverez". Et ils avaient déjà été éblouis et émer­veillés par cette pêche miraculeuse, au point que Pierre lui avait dit : "Éloigne-toi de moi, je suis un homme pécheur". Donc Jésus, d'une certaine manière, pour se faire reconnaître, va revenir sur ses propres pas, Il va avec une immense délicatesse rappeler à ses disciples cet événement fondamental de leur toute première rencontre. Il va faire en sorte que se réveil­lent tous leurs souvenirs et que toute cette vie com­mune qu'ils ont partagée pendant plusieurs années, va se trouver comme remise devant leurs yeux à partir de ses débuts, à partir de cette toute première, merveil­leuse et extraordinaire rencontre que Jésus avait conclue en disant à Pierre : "Désormais tu seras pê­cheur d'hommes". Vous le voyez, c'est par un geste d'une grande humanité, c'est par une sorte de clin d'œil d'amitié que Jésus se fait reconnaître aux disci­ples en reprenant avec eux le déroulement de leur longue vie commune. Aussi bien le disciple que Jésus aimait, saint Jean, celui qui, peut-être à cause de cette intimité plus grande avec Jésus, avait le regard plus aigu et plus capable de pénétrer dans le mystère, saint Jean dit à Pierre : "C'est le Seigneur". Il le reconnaît : "C'est le Seigneur" et Pierre se jette à l'eau pour aller vers le rivage à la rencontre de Jésus.

Voici comment Jésus se fait reconnaître. Et de la même manière avec Marie-Madeleine, quand elle le prend pour le jardinier, Jésus va se contenter de l'appeler par son nom avec toute la puissance d'inti­mité et de tendresse qu'Il savait mettre dans cette fa­çon de prononcer le nom de celle qu'Il aimait. Il lui dit : "Marie". Et alors tout à coup ses yeux s'ouvrent et, elle aussi, elle comprend que ce n'est pas le jardi­nier, que Celui qui peut l'appeler ainsi de son nom "Marie", d'une façon inimitable et unique, cela ne peut être que son Bien-Aimé, que son Seigneur et elle s'écrie : "Rabbouni" et se jette à ses pieds.

De la même manière encore avec les disciples d'Emmaüs quand, après avoir passé toute la journée à discuter sur sa Pâque sans le reconnaître, ils s'arrêtent à l'auberge, c'est au geste de l'Eucharistie quand Jésus rompt le pain et le leur donne que, tout à coup les yeux des disciples s'ouvrent et ils le reconnaissent au geste du plus grand amour : "Prenez et mangez, ceci est mon corps, ceci est mon sang".

Vous le voyez : Jésus à chaque fois se fait re­connaître ; et Il se fait reconnaître non pas en retirant un masque, non pas en transformant son apparence, non pas en révélant que derrière des traits différents se cachent d'autres traits qui le rendent familier. Mais Il se fait reconnaître par les gestes et les paroles de l'intimité qui est la sienne avec ses disciples. C'est par le cœur qu'Il se fait reconnaître. Certes son apparence est nouvelle parce que sa manière de vivre comme ressuscité est quelque chose de radicalement neuf. Et pourtant c'est le même parce que c'est le même amour, c'est la même tendresse, c'est la même familia­rité avec Marie-Madeleine, c'est la même façon de prononcer le nom de chacune de ses brebis, c'est la même façon de nous appeler par ce nom unique que Lui seul sait prononcer avec autant de tendresse et de douceur, c'est la même façon de reprendre les événe­ments de la vie qu'Il a partagée avec nous, de la vie intime qui n'appartient qu'à nous seuls et à Lui, cette vie qui a été jalonnée par je ne sais quelle pêche mira­culeuse ou je ne sais quel événement merveilleux qui a créé entre lui et nous, cette amitié unique et à mille autre comparable, c'est aussi se faire reconnaître par ce geste de l'Eucharistie, ce geste de l'amour unique par lequel Il se donne à nous en nourriture et en bois­son. Jésus se fait reconnaître. C'est bien Lui, c'est bien le même, c'est bien Celui qui nous aime, c'est le Bien-Aimé. Et même s'Il vit dans une vie nouvelle, ce Bien-Aimé est toujours aussi proche de nous, toujours aussi intime avec notre propre cœur, toujours aussi capable de nous toucher au niveau le plus essentiel de notre vie.

Il y a encore une troisième notation qui est propre à l'évangile que nous venons de lire : quand Jésus sur le rivage reçoit Pierre qui s'est jeté à l'eau pour Le rejoindre, quand les autres disciples ont ra­mené la barque en remorquant le filet, quand Pierre est remonté dans la barque pour chercher les poissons et les ramener à terre, à ce moment-là les disciples voient sur la plage un repas préparé, ce repas qui là aussi annonce, préfigure, réalise, inaugure cette eu­charistie que, quelques jours auparavant, Jésus avait institué au cours de la dernière Cène, les disciples voient donc un feu prêt sur le rivage, que Jésus Lui-même a allumé. Et là encore la tendresse de Jésus pour ses amis atteint à son comble parce que ce Jésus est si proche qu'Il a pris le soin Lui-même de préparer le repas, Lui-même de faire cuire le poisson, Lui-même de couper et de rompre le pain et de venir ser­vir de ses propres mains les disciples. Et l'évangile ajoute cette notation très mystérieuse et très belle : "Aucun d'entre eux n'osait Lui demander : Qui es-Tu ?, car ils savaient bien que c'était le Seigneur". Et je trouve cette phrase extrêmement intéressante parce qu'elle nous montre tout à la fois que les disciples savent maintenant que c'est le Seigneur : le geste de la pêche miraculeuse, le geste de ce repas préparé, toute cette proximité intense que Jésus répand autour de Lui et dans laquelle Il les prend, les convainc, pleinement qu'il s'agit du Seigneur. Ils n'ont plus aucun doute, c'est vraiment Lui. Et pourtant en même temps reste cet étonnement. Cette découverte que c'est Jésus qui est là, présent n'enlève pas la surprise, n'enlève pas l'interrogation. Ils n'osaient pas Lui demander : qui es-Tu ? S'ils n'osaient pas le demander, c'est qu'ils en avaient envie. C'est que par conséquent ce n'était pas encore tout à fait clarifié à leurs yeux, c'est que ce Jésus qui était bien là, qui était leur Bien-Aimé, était pourtant toujours mystérieusement porteur d'un au-delà. Et tout proches qu'ils se sentent de Lui, ils sen­taient en Lui également quelque chose qui leur échap­pait.

Je crois, frères et sœurs, que ces apparitions du Christ ne sont pas simplement des récits histori­ques qui veulent nous dire comment cela s'est passé avec les disciples. Mais c'est aussi un enseignement sur ce qu'est notre relation à nous aujourd'hui avec le Christ ressuscité. Le Christ ressuscité, nous ne Le voyons pas sur les bords du lac, nous ne le voyons pas dans l'auberge d'Emmaüs, nous ne le voyons pas dans le jardin de la Résurrection. Le Christ ressuscité, c'est dans le pain et le vin de l'eucharistie, c'est dans l'eau du baptême qu'Il vient à notre rencontre. Et d'une certaine manière, nous sommes comme les disciples, partagés entre l'absolue certitude que c'est Lui, que c'est Lui qui est là, car à tous les gestes sacramentels, à tous les gestes liturgiques, à tous les gestes de la prière ecclésiale, nous reconnaissons cette présence intense de Jésus, nous savons qu'Il nous aime, nous savons qu'Il est proche : "Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde". Nous savons que Jé­sus est là. Et pourtant en même temps Il nous échappe, Il nous échappe non pas parce qu'Il jouerait à cache-cache avec nous, mais parce qu'Il nous ap­pelle, Il nous entraîne ailleurs. Il nous appelle vers autre chose que le monde dans lequel nous sommes qui n'est qu'un monde temporaire, un monde passager, qui n'est qu'un monde caduc, ce monde dans lequel nous vivons et qui nous est familier et dont nous sen­tons bien pourtant qu'il va peu à peu vers sa ruine, peu à peu vers sa mort. Et Jésus, qui vient nous chercher au milieu de ce monde, nous aspire en quelque sorte vers Lui, nous attire à Lui, nous attire vers un ailleurs, vers un au-delà, Il nous attire vers le monde nouveau qui est celui de la Résurrection, car nous sommes promis à la Résurrection, car la Résurrection est déjà en train d'agir au fond de notre cœur, au fond de notre être, car nous sommes déjà en voie de transformation, nous aussi. Nous sommes déjà en voie de transfigura­tion. Et toute notre vie est une sorte de pèlerinage, une procession, une itinérance, un voyage, un chemin qui nous conduit vers cet au-delà où nous sommes atten­dus, où le Christ est prêt à nous recevoir, un au-delà qui est notre véritable patrie, qui est notre véritable lieu, le véritable point de rencontre entre le Christ et nous, quand nous serons pleinement nous-mêmes parce que "nous Lui serons semblables et que nous Le verrons tel qu'II est " (Jean 3,2).

Il y a pour nous encore, dans notre regard, quelque chose qui ne peut pas pénétrer le mystère, il y a quelque chose qui empêche que nous soyons com­plètement adaptés à cet au-delà plénier dans lequel le Christ nous appelle et nous attend. Et pourtant déjà les scintillements du monde nouveau éblouissent nos yeux et il y a un tressaillement d'allégresse comme le dit saint Pierre au début de son épître, car "sans Le voir encore, nous L'aimons", et nous savons qu'Il nous attend et "nous sommes remplis d'une joie indi­cible" (I Pierre 1,8), à la pensée de ce Christ qui est à la fois si proche et qui en même temps nous emmène si loin.

 

Frères et sœurs, que ce temps pascal soit pour nous, à travers la célébration de l'eucharistie, cette eucharistie au cours de laquelle nous allons re­cevoir à cette table l'un d'entre nous, Bertrand, qui pour la première fois mangera le corps du Christ et boira son sang et participera ainsi à ce banquet qui est le commencement du Royaume, que ce temps pascal soit le prélude de la rencontre éternelle. D'eucharistie en eucharistie, frères et sœurs, essayons de nous rap­procher de ce monde nouveau qui est notre vraie pa­trie et de nous laisser attirer par le Christ qui est à la fois si proche et non pas lointain mais nous condui­sant au loin, nous conduisant toujours plus loin.

AMEN

 

 
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