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" § 8 - Le fait que chaque moine de la fraternité ait fait profession entre les mains de l'évêque et en référence à l'Église dont il est le pasteur, manifeste au peuple chrétien que l'évêque n'est l'organisateur de la pastorale diocésaine qu'en ayant reçu la charge de mener à sa perfection évangélique et spirituelle chacun des membres du troupeau que le Christ lui-même lui a confié dans le sacrement de l'épiscopat (Vatican II, décret " Christus Dominus " sur la charge pastorale des évêques, chap. 3, n°15).

 

Le moine diocésain par le lien spirituel qui l'unit à l'évêque, doit rendre particulièrement manifeste à chaque baptisé le lien intime, établi spécifiquement par le sacrement de confirmation, qui l'unit personnellement à l'Evêque de son Église, lien qui est le sceau de son appartenance à la communauté ecclésiale et l'épanouissement de sa participation à la vie spirituelle et apostolique de cette communauté, inaugurée par le baptême.
Les Pères de l'Eglise, dans leur charge épiscopale, pourtant lourde le plus souvent de graves urgences missionnaires, se sont montrés prêts à se priver de quelques ministères pastoraux pour préserver dans leur communauté diocésaine et même chez les prêtres, la vie monastique comme signe eschatologique de la grâce baptismale de tout le peuple chrétien. L'existence de la fraternité dans l'Église d'Aix et d'Arles, suppose que cela reste non moins important dans l'Église de Vatican II à cause même de sa situation plus que jamais missionnaire.

§ 23. La fraternité vit sa vocation monastique en dépendance de l'évêque et de son charisme propre. Dans l'Evêque, tête de l'Église locale en laquelle réside la plénitude catholique de l'Esprit, nous reconnaissons inséparablement le pasteur de chacun des croyants membres de cette Église, le chef hiérarchique de l'Ordre des ministères et le Père de tous les moines rattachés canoniquement à son Église."